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Exemples Avant / Après

Correction des cernes par micro greffes graisseuses (lipostructure) et des poches par une blépharoplastie (voie conjonctivale)

L'association de poches, liées à une avancée de la graisse orbitaire, avec des cernes, qui sont au contraire une dépression le long du rebord inférieur de l'orbite, entraîne un aspect triste et fatigué du regard.

Cet aspect apparaît généralement vers l'age de 40 ans mais parfois beaucoup plus tôt.

Poches graisseuses discrètes associées à un creusement devant le rebord orbitaire inférieure l'orbite se prolongeant en un sillon medio jugal

Si il n'existe pas de relâchement de la peau (ce qui est le cas chez les patients jeunes), l'excès de graisse est retiré en passant par l'interieur de la paupière (voie conjonctivale), et il n'y a donc pas de cicatrice cutanée.

Ce geste améliore l'esthetique mais le résultat sera beaucoup plus spectaculaire si le creux au niveau du cerne est comblé avec de la graisse (lipostructure). Celle ci est prélevée sur la face interne du genoux et placée avec une canule sous formes de petits ams de cellules répartis dans différents plans et de facon précise pour redonner la volumétrie initiale du visage.

Aspect 2h après l'intervention, il est volontairement recherché une légère surcorrection pour anticiper la résorption partielle des greffes dans le premier mois
Aspect 1 an après l'intervention

Correction des poches par voie conjonctivale + lipostructure des cernes + ablation de l'excès de peau  sans toucher au plan musculaire

Association de poches et de cernes en inférieur / poches internes et creux latéralement en supérieur
Analyse du visage et du regard :

Les pôches inférieures sont une des premières marques du vieillissement du regard.

Elles correspondent à de la graisse présente dans l'orbite qui avance et devient saillante. Elles sont d'autant plus visibles que, simultanément, un creux se forme immédiatement dessous: le cerne.

Il est lié à une perte de volume graisseux situé cette fois, en avant du rebord orbitaire osseux, il se poursuit vers le bas sous la forme d'un sillon au milieu de la joue.

L'ensemble donne l'impression que la paupière s'est allongée verticalement et que le cadre osseux orbitaire s'est elargi.

Dans cet exemple, il n'existe aucun excès de peau en inférieur

A l'étage supérieur, des poches apparaissent également, ici uniquement en interne, alors que au contraire, en dehors, la paupière est creuse du fait d'un faible volume de graisse, qui peut exister depuis toujours (comme dans le cas présent) ou apparaitre avec l'âge.

Il s'associe à cela un relâchement de la peau qui parait plissée.

L'intervention cherchera à rétablir les volumes initiaux et corriger le relâchement en :
  • Retirant les pôches inférieures par voie conjonctivale (par l'intérieur de la paupière, ce qui ne laisse pas de cicatrice et évite les risques de rétraction et d'oeil rond)
  • Retirer l'excès de peau sur les paupières supérieures et inférieures
  • Retirer les pôches graisseuses internes supérieures
  • Corriger le manque de volume par des micro greffes graisseuses (lipostructure) au niveau : des cernes , du haut du sillon naso genien, du sillon medio jugal et d'une partie de la joue

Zones dans lesquelles la graisse a été placée
Aspect quelques heures après l'intervention

1 an post op
pre op

post op
Intervention :

L'opération doit être pratiquée sous anesthésie générale pour éviter  l'injection d'un anesthésique local, qui en gonflant les tissus empêche d'évaluer correctement les volumes.

La graisse est prélevée sur la face interne des genoux par lipo-aspiration, puis elle est centrifjugée afin de concentrer les cellules graisseuses (adipocytes)

On concentre également les cellules souches et les facteurs de croissance qui auront un effet régénératif sur la qualité de la peau (amélioration de l'éclat cutané).

Une partie du volume greffé va se résorber et il faut donc légèrement sur corriger.

Cette sur correction est très prudente et on souhaite éviter absolument un excès de volume à terme, car il serait difficile à corriger.

Après cette résorption initiale, le résultat est durable et la graisse injectée évoluera comme la graisse naturelle qui l'entoure.

Comme toute chirurgie, il existe des risques :
  • Placer la graisse au mauvais endroit ou en quantité inadaptée nuira sévèrement au résultat. Pour le chirurgien, la courbe d'apprentissage est longue et il est essentiel d'avoir une solide expérience avant de s'engager dans l'usage de la graisse dans la région peri oculaire.
  • Le taux de survie des cellules graisseuses est variable d'un individu à l'autre, la fraction qui se résorbe (la résorbtion) varie de 10 à 30 % environ. Comme on souhaite absolument éviter un excès de volume, on anticipera toujours la plus faible résobtion. Tous les patient n'ayant pas le même taux de résobtion, on acepte que dans certains cas il pourra manquer 10 à 20 % du volume que l'on souhaitait placer. Cela est totalement assumé, car ce manque ne compromettra pas le résultat esththétique, à la différence d'un excès, même minime.
  • Des phénomènes d'oedème lymphatique persistants (de quelques semaines à quelques mois) sont possibles. Cela se produit chez des patients ayant déjà une tendance à la stase lymphatique avec des œdèmes variables, en général maximum le matin au reveil, avant même l'intervention . De même, les patients ayant eu des injections d'acide hyaluronique (produit volumateur qui fixe l'eau) sont plus exposés à l'oedème post opératoire. Il est parfois préférable d'éliminer préalablement l'acide hyaluronique avec de la hyaluronidase
  • De façon très exceptionnelle, des cas de complication grave (cécité, accident vasculaire cérébral) ont été décrits du fait d'une injection à l'intérieur d'un vaisseau (embolisation). Cela peut se produire avec tous les type de produits mais c'est surtout des cas d'injection à l'aiguille d'acide hyaluronique qui ont été publiés. Cette complication peut être évitée par l'usage de canules (aiguille avec une extrémitée arrondie et un orifice latéral) de fort diamêtre ce qui mécaniquement permettra de repousser le vaisseau pluot que de le pénétrer, Par ailleurs, une maitrise fine de l'anatomie, des mouvements doux avec une jection uniquement en reculant seront des précautions supplémentaires.

La lipostructure est une énorme avancée, c'est une technique de rupture dans la chirurgie du regard, je la pratique dans la région péri oculaire depuis 2007.

Blépharoplastie inférieure par voie conjonctivale

Les poches palpébrales inférieures sont liées à un excès du volume de la graisse située dans l'orbite, celle ci fait saillie en avant du rebord orbitaire osseux.

Dans ce cas, il n'existe pas de cernes c'est à dire de creux devant le rebord osseux orbitaire inférieur.

Dans cet exemple, ce défaut est isolé : en effet il n'existe pas de cerne (qui est un creux le long du rebord orbitaire ), ni de relâchement de la peau et du muscle orbiculaire. Les pôches peuvent donc êtres enlevées par voie conjonctivale ( par l'intérieur de la paupière) puisqu'il n'y a pas d'excès de peau à retirer et Il n'est  pas nécessaire d'envisager une lipostructure pour rajouter du volume.

On ne créee ainsi aucune cicatrice cutanée et on évite le risque de rétraction cicatricielle qui peut conduire à la déformation de l'ouverture palpébrale (oeil rond), complication redoutée car elle dégrade l'expression du regard.

Avant intervention
Avant Intervention
Après intervention

Après Intervention

                                                                             

Blepharoplastie inférieure et lipostructure du visage

Dans ce cas, il n'exisste pas de poche graisseuse orbitaire mais un relâchement important de la peau et du muscle orbiculaire. La blepharoplastie necessite donc une incision de la peau pour corriger ce défaut (voie antérieure).

La lipostructure va permettre de corriger également les creux et la perte globale du volume graisseux du visage en réalisant des micro greffes graisseuses à l'aide de canules (aiguilles mousses, c'est-à-dire non pointues pour ne pas être aggressives).

La graisse est prélevée sur la face interne des genoux, centrifugée pour ne prendre que les cellules graisseuses (adipocytes) qui sont ensuite déposées sous forme de multiples petits amas dans toutes les zones où l'on souhaite augmenter le volume. Un film est visible pour visualiser la technique.

Ces greffes apportent également des cellules souches qui amélioreront la qualité des tissus et l'éclat de la peau.

Une surcorrection est recherchée volontairement au moment de l'intervention pour tenir compte d'une résorbtion partielle de 20 à 30 % du volume des greffes dans les  mois post-opératoires.

Cette technique est un énorme progrès dans la chirurgie du regard, tout particulièrement lorsque le visage s'est globalement amaigri ou lorsque les cernes sont très prononcés.

Aspect pré-opératoire
Aspect à l'âge de 20 ans
Aspect à J 1
Aspect à 6 mois

Blépharoplastie supérieure

Avec un excès de peau apparait progressivement sur les paupières supérieures, faisant descendre puis disparaitre le pli palpébral.

A ce stade, la peau touche les cils ce qui donne un aspect fermé au regard et entraine souvent une sensation de lourdeur des paupières. Pour compenser, les muscles du front se contractent ce qui remonte anormalement les sourcils et crée des rides sur le front.

L'intervention retire l'excès de peau et de graisse et replace le pli palpébral.

Aspect pre opératoire
Aspect en fin d'intervention
Aspect 2 mois après l'intervention

Correction des poches malaires

Il peut apparaître avec l'âge au niveau des paupières inférieures, non pas des poches graisseuses mais des poches malaires, situées plus bas, et provoquées par une rétention de liquide lymphatique. La cause de ce phénomène n'est pas connue, l'exposition au soleil et le tabagisme sont des facteurs aggravants.

Ces poches sont très disgracieuses mais elles s'accompagne d'un trouble de la circulation lymphatique qui provoque une cicatrisation difficile avec un oedeme qui peut mettre de nombreux mois à se résorber ain si qu'une tendance à la rétraction au cours des premières semaines. Une intervention n'est donc envisagée que si le préjudice esthétique est majeur.

L'opération consiste à retirer le tissu anormal qui retient la lymphe par un abord direct le long du rebord osseux orbitaire Il est essentiel de laisser suffisamment de peau pour eviter la déformation.de l'ouverture palpébrale.

Aspect à 1 mois post opératoire :  persistance d'un oedème important bilatéral et rétraction à droite traitée par des injections d'anti ainflammatoires

Les suites sont généralement difficiles avec au minimum un oedeme prolongé pendant plusieurs mois

Aspect à 3 mois : cicatrices encore rouges et indurées et persistance d'un oedeme modéré
Aspect 1 an après l'intervention disparition de l'oedeme et cicatrices non visibles

Attention , il peut arriver que l'oedeme ne disparaisse pas à 100 %

Ptosis : raccourcissement du muscle releveur de la paupière

Le ptosis est une chute du bord libre de la paupière liée à une contraction anormalement faible du muscle releveur de la paupière. Lorsque la contraction residuelle est suffisante (8 mm environ), il est possible de relever le bord libre en raccourcissant le muscle.

Aspect pre opératoire

Cette intervention est délicate car on cherche également à restaurer l'esthétique du regard, ce qui implique non seulement de remonter la paupière, mais également de recréer une courbure harmonieuse, un pli bien parallèle à la ligne des cils et symétrique, de maintenir les cils bien horizontaux. Il faut également intégrer la nécéssité de pouvoir fermer l'oeil pour protéger la cornée, ce qui peut limiter les possibilités de correction.

Aspect 2 mois après l'intervention

Le but est d'obtenir un aspect naturel, ce qui n'implique pas une symétrie absolue. En revanche, une imperfection, même minime, peu être très visible   (forme inharmonieuse nottament).

Restaurer l'esthtétique du regard est un objectif très ambitieux car l'aspect sur la table d'opération n'est pas celui qui existera à terme et la  moindre imperfection compromettra le résultat. C'est une chirurgie d'expérience, très intuitive.

Le risque principal est de devoir opérer plusieurs fois, ce qui se produit dans 15% des cas environ.

Ptosis : raccourcissement du releveur par voie conjonctivale

Le ptosis est une chute de la paupière supérieure liée à une dysfonction du muscle releveur de la paupière. Dans le cas décrit ci-dessous, le muscle se contracte normalement mais sa fixation à la paupière s'est relachée (ptosis de type aponévrotique). Ce phénomène peut être lié au vieillissement, à une inflammation de voisinage ou encore au port prolongé de lentilles.

L'injection de gouttes de neosynéphrine ( 2°photo), en provoquant la contraction du muscle et la remontée de la paupière permet de distinguer ce type de ptosis de ceux liés à une perte de la contractibilité du muscle. L'intervention, faite dans un but habituellement esthétique, est délicate car la moindre imperfection est très visible. L'objectif est bien sûr de remonter la paupière mais également, lui donner une courbure régulière et harmonieuse, ainsi que lui repositionner le pli palpébral et la graisse orbitaire pour supprimer l'aspect d'oeil creux.

L'opération se fait sous anesthésie locale potentialisée (avec un complément donné par l'anesthésiste qui permet d'être destressé). Les 2 cotés sont opérés en même temps. Il n'y a pas de cicatritrice car la paupière est retournée et le muscle abordé par l'intérieur. Le fil à ce niveau est résorbable et sera gênant 4 semaines environ (sensation de corps étranger). Le risque principal est une imperfection esthétique (asymétrie, courbure inharmonieuse) qui conduirait à une retouche cette fois avec un abord cutané. Il n'y a pas de risque de malocclusion palpébrale ici car le raccourcissement est modéré.

Aspect pré-opératoire
Aspect après instillation de néosynéphrine
Aspect post-opératoire immédiat
Aspect 2 mois après l'intervention

Ptosis : suspension au muscle frontal

Le ptosis est une chute de la paupière supérieure du fait d'un dysfonctionement du muscle releveur de la paupière.

Lorsque ce muscle ne fonctionne plus du tout, comme dans le cas décrit ci desous, la paupière est suspendue au muscle frontal qui en se contractant soulevera la paupière. On  utilise une bandelette (ici en silicone) qui sera placée très précisément pour donner une forme harmonieuse à l'ouverture palpébrale, placer le pli palpébral au bon endroit et orienter les cils horizontalement.

La bandelette va limiter la fermeture des paupières, plus elle sera tendue plus l'ouverture sera grande (et meilleur sera l'esthétique) mais  plus la fermeture sera limitée avec des risques de déssèchement de l'oeil. La tension appliquée aux bandelettes au cours de l'opération recherche donc un compromis qui est l'ouverture maximum tolérable.

Il pourra être parfois nécessaire de remplacer la bandelette dans 3 situations : résultat esthétique satisfaisant mais l'oeil le tolère pas l'ouverture, résultat esthétiquement imparfait (sous correction ou forme inharmonieuse), rupture spontanée de la bandelette.

Avant l'intervention
Immédiatement après l'intervention
Immédiatement après l'intervention : les yeux ne ferment pas complètement
2 mois après l'intervention
2 mois après l'intervention

Ectropion sans rétraction avec poche malaire

L'ectropion est une bascule de la paupière vers l'extérieur. Il est lié à un relâchement des tissus de soutien de la paupière.

Dans le cas décrit ci-dessous, la peau et le muscle orbiculaire ne sont pas rétractés (ce qui aggraverait la bascule) mais au contraire, relachés ce qui entraine une légère déformation au-dessus et en dehors de la pommette appelée pôche malaire.

L'intervention a consisté à retendre la lamelle postérieure dans ses 2 axes (refixation au rebord osseux externe et refixation du muscle rétracteur) et à remonter le lamelle antérieure (peau, orbiculaire et graisse sous orbiculaire) également fixée au rebord osseux (mesolift ou "cheeklift"). Une surcorrection initiale est volontairement recherchée pour tenir compte du relâchement dans les 6 mois post-opératoires.

Aspect avant l'intervention
Aspect avant l'intervention
Aspect post-opératoire immédiat
Aspect 2 mois après l'intervention
Aspect 2 mois après l'intervention
Aspect 2 Ans après l'intervention

Ectropion cicatriciel avec manque de peau

L'ectropion est une malposition de la paupière qui bascule vers l'extérieur. La conjonctive va être exposée à l'air et devenir rouge, les larmes vont couler sur la joue au lieu d'etre évacuées dans le nez, l'oeil n'est plus bien protégé avec une gêne plus ou moins importante (sensation de corps étranger, rougeur, croûtes, brûlures ).

Cette bascule peut être liée à un simple relâchement des tissus de soutient de la paupière avec l'âge, mais aussi à une rétraction de la peau comme dans le cas décrit ci dessous. La rétraction peut être provoquée par un larmoiement, une inflammation chronique,la  rétraction d'une cicatrice, une sècheresse de la peau aggravée par l'exposition solaire etc...

Le traitement est chirurgical et consiste à retendre les tissus relâchés (refixation au rebord orbitaire) et à alonger les tissus rétractés (greffe de peau ou lambeau de peau et de muscle).

Avant intervention
Avant intervention
Immédiatement après intervention
Immédiatement après intervention
2 Mois après intervention

Entropion cicatriciel supérieur (avec rétraction)

L'entropion cicatriciel est du à une rétraction de la partie profonde (lamelle postérieure) de la paupière qui se retourne vers l'intérieur.Cela entraine une rotation des cils qui frottent l'oeil dont la surface s'abime (keratite).

Le traitement est chirurgical avec une séparation des 2 lamelles anntérieure et postérieure qui constituent la paupière, et une ascension de la lamelle antérieure par rapport à la postérieure. Pour cela le muscle releveur de la paupière doit être reculé.

Une surcorrection initiale est recherchée pour tenir compte de la cicatrisation. L'objectif est de ramener les cils à l'horizontal sans modifer la forme de l'ouverture entre les 2 paupières.

Avant intervention : rotation du bord libre vers l'arrière, les cils frottent l'oeil
Avant intervention : rotation du bord libre vers l'arrière, les cils frottent l'oeil
Avant intervention : rétraction de la lamelle profonde
Immédiatement après l'intervention
2 mois après l'intervention
2 mois après l'intervention

Entropion involutionnel (par relâchement)

L'entropion est une mauvaise position de la paupière qui se retourne vers l'intérieur, cela entraine un frottement des cils sur l'oeil source de gêne (sensation de corps étranger, rougeur, éblouissement, douleur).

Le plus souvent, comme ici, l'instabilité de la paupière est due au relâchement avec l'âge (forme involutionnelle), le traitement est chirurgical et consiste à retendre la paupière dans ses différents axes par une refixation au rebord orbitaire externe et la recréation d'un pli palpébral.

Avant intervention
Après intervention

Paralysie faciale : Réanimation de la paupière à l'aide d'un implant intra-palpébral

En cas d'atteinte du nerf facial, la contraction du muscle orbiculaire qui ferme les paupières est compromise et l'oeil reste ouvert la nuit (lagophtalmie) avec un clignement absent ou incomplet pendant la journée. Lorsque cela entraine une détérioration de l'oeil (keratite, ulcère de cornée, baisse de vision, douleurs etc...), une réanimation de la paupière peut être obtenue grâce à la gravité en plaçant un implant en or sous le muscle releveur de la paupière. Un test est pratiqué avant l'opération pour choisir le poids le plus adapté. L'implant définitif en or sera placé de facon à maintenir une forme harmonieuse à l'ouverture palpébrale.

S'il existe une rétraction de la paupière (ce qui ici le cas), le poids corrigera à la fois cette rétraction et la lagophtalmie.

En l'absence de rétraction, il entrainera une position légérement plus basse de la paupière par rapport au côté opposé, ce qui peut être esthétiquement gênant. On choisit donc toujours le poids minimum capable d'obtenir la fermeture des paupières.

Aspect pré-opératoire avec une rétraction de la paupière et une lagophtalmie importante
Aspect pré-opératoire avec une rétraction de la paupière et une lagophtalmie importante
Essai du poids en pré-opératoire
Aspect final 2 mois après intervention
On devine l'implant rectangulaire

Orbitopathie dysthyroidienne (maladie de Basedow)

Certaines maladies de la thyroïde, notamment la maladie de Basedow, entraînent une augmentation du volume de l'orbite est une rétraction de muscle releveur.

Cela entraîne une transformation complexe du regard avec des yeux exorbités anormalement exposés.

Plusieurs interventions ont été ici nécessaires :

  • dans un premier temps, une décompression de l'orbite osseuse en retirant les parois interne et externe ainsi qu'une partie du plancher. En donnant ainsi plus de volume à la graisse orbitaire, le globe oculaire recule
  • dans un deuxième temps, le muscle releveur a été reculé pour replacer le bord libre au niveau du bord supérieur de la cornée

Reconstruction de la cavité orbitaire : Eviscération et mise en place d'un implant sphérique

Lorsque un œil ne fonctionne plus, à la suite d'un traumatisme ou d'un décollement de rétine par exemple, il arrive qu'il s'atrophie (c'est-à-dire que sa taille se réduit de plus en plus ) ils deviennent douloureux et inesthétique.

Dans le but de supprimer la douleur et de restaurer un regard plus naturel, il est possible de réaliser une éviscération qui retire la cornée (partie transformante devant l'iris) ainsi que le contenu du globe oculaire. afin de de restaurer une anatomie normale il est indispensable de compenser la perte de volume par un implant sphérique d'une taille proche de celle d'un œil normal.

Dans ce cas l'implant utilisé est en acrylique (plastique), la paroi blanche de l'œil (appellée sclère)a été conservée utiliser pour couvrir l'implant. Les muscles oculo moteurs étend fixés à la sclère, il il y aura une mobilisation de l'implant lorsque l'œil voyant sera en mouvement. Les techniques chirurgicales permettent maintenant de placer des implants suffisamment grands pour compenser la totalité de la perte de volume.

Cela va permettre de recréer une ouverture palpébrale naturelle,  une paupière supérieure bombée et un pli palpébral à une hauteur proche de la normale.

L'ensemble est recouvert par une prothèse qui est une lentille assez fine ayant l'aspect d'un œil. Cette lentille sera mobilisée par le mouvement de l'implant, cette mobilité restera néanmoins inférieure à celle de l'œil normal.

Oeil Droit douloureux atrophique et inesthetique
Défaut de volume avec une prothèse plus enfoncée dans l'orbite que l'oeil gauche
Aspect final

Reconstruction de la cavité orbitaire après perte du globe oculaire : greffe dermo graisseuse

L'ablation du globe oculaire entraîne un défaut de volume orbitaire. Si celui-ci n'a pas été corrigé par la mise en place d'un implant orbitaire, ou si cet implant est de taille insuffisante, le défaut de volume entraînera un préjudice esthétique important.

Pour le compenser, la prothèse (qui est une sorte de grosse lentille ayant l'aspect d'un œil) sera anormalement épaisse. Avec le temps cela fera descendre la paupière inférieure avec le développement d'un creux profond au niveau de la paupière supérieure.

Pour recréer du volume, une greffe à la fois du derme et de la graisse, a été ici prélevée au niveau de la fesse (zone où la graisse est la plus dense). Le volume est proche de celui d'un globe oculaire, les muscles oculomoteurs sont refixés sur la partie dermique du greffon pour donner de la mobilité.

Une fraction d'environ 20 à 50 % du volume de la greffe se résorbera. La mobilité de la prothèse sera présente, ce qui est essentiel pour l'esthétique, mais sera toujours nettement moins importante que du côté normal.

L'objectif est de retrouver un regard le plus naturel possible, avec une ouverture palpébrale harmonieuse, un pli bien placé et une absence de décalage de la prothèse avec l'œil controlatéral.

Reconstruction de l'orbite après expulsion d'un implant orbitaire : Greffe dermo graisseuse

Lorsque l'oeil doit être retiré (énucléation qui est une ablation complète, ou éviscération où on conserve la paroi du globe) la perte du volume est compensée par la mise en place d'un implant intra-orbitaire.

Il arrive que celui-ci soit rejeté et s'extériorise, entrainant une infection et des sécrétions abondantes et gênantes. La greffe dermo graisseuse prélevée dans la fesse va alors permettre de recréer du volume après ablation de la bille infectée. La greffe permet aussi de reconstituer de la conjonctive qui se reformera sur la partie dermique blanche laissée à nue.

Le greffon prend en une quinzaine de jours et la conjonctive se reformera en 6 semaines environ. Une prothèse ayant l'aspect d'un oeil est ensuite réalisée sur mesure par un oculariste. Une résorbtion partielle de la greffe (30 % environ) va se produire dans les 6 premiers mois, elle est anticipée en plaçant volontairement un greffon trop gros au départ.

Sécrétions abondantes et extériorisation de la bille qui devient visible quand on retire la prothèse
Sécrétions abondantes et extériorisation de la bille qui devient visible quand on retire la prothèse
Un greffe dermo graisseuse est prélevée sur la fesse
Aspect après 15 jours
Aspect final 6 mois après l'intervention sans et avec prothèse
Aspect final 6 mois après l'intervention sans et avec prothèse

Plaie palpébrale (morsure de chien)

La morsure a arraché la paupière inferieure avec le bord ciliaire, ainsi que l'angle externe. L'enfant avait eu une suture provisoire au service des urgences

La partie profonde de la paupière (lamelle postérieure) a été reconstruite avec une greffe prélevée sur la paupière supérieure controlatérale, les structure de l'angle et de la paupière supérieure on été repositionnées

Aspect 2 ans plus tard

Reconstruction de la paupière inférieure : Technique de Kollner

Une paupière est constituée de 2 lamelles, une postérieure qui doit être non abrasive car elle est mobile devant l'oeil, l'autre antérieure faite du muscle orbiculaire et de la peau qui ne doit pas être en contact avec l'oeil au niveau du bord libre.

Lorsqu'il manque la quasi totalité de la paupière mais que les angles sont encore présents, la lamelle postérieure est reconstruite avec un lambeau (tissu qui est déplacé mais reste alimenté par le sang) venant de la partie profonde de la paupière supérieure . La lamelle antérieure est recréée avec une greffe de peau prélevée sur l'autre paupière supérieure.

15 jours plus tard le lambeau est coupé, le muscle releveur de la paupière supérieure reculé (pour éviter que la paupière supérieure soit trop haute) et le bord libre suturé. Cette technique est très performante car elle reconstruit une paupière avec des tissus qui viennent eux mêmes d'une paupière, donnant unn aspect final naturel avec une bonne mobilité. Ses limites sont l'absence de cils, parfois une rougeur du bord libre et une asymétrie de la forme de l'ouverture des paupières.

Avant l'intervention : forme trompeuse du carcinome
Avant l'intervention
J 1  Après l'intervention
J 8 Après libération du lambeau
3 mois après l'intervention

Si il existe un excès cutané inférieure, on peut l'utiliser en réalisant un lambeau plutôt que réaliser une greffe de peau

Aspect du carcinome avant l'intervention
Dessin des limites et des marges de sécurité (5 mm)
Aspect post op immédiat, on voit le lambeau qui passe devant l'oeil
Aspect final 2 mois post op

Reconstruction de la paupière inférieure : greffe + lambeau

Les carcinomes cutanés sont fréquements localisés sur les paupières et fréquement diagnostiqués tardivement car ces lesions sont indolores et peu visibles. La chute des cils et la perception d'un cordon induré au toucher doivent faire vous faire évoquer ce diagnostic et consulter votre médecin.

La nature maligne de la lésion conduira à retirer une marge sécurité de 4 à 10 mm selon la localisation et la nature du carcinome. La reconstruction est complexe pour les paupières car il faut reconstruire 2 couches avec une combinaison de lambeau (tissu voisin qui reste alimenté par du sang) et des greffes (tissu retiré ailleurs et replacé par dessus le lambeau). L'objectif est de protéger l'oeil tout en recréant une fome naturelle et esthétique de l'ouverture entre les 2 paupières.

Avant l'intervention
Dessin des limites
Après ablation de la lésion
Aspect final